Les faux médicaments, une menace grandissante

Au courant du mois de mai dernier, l’OMS a actualisé son « factsheet » n°275 relatif aux « Médicaments faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits« . Un sujet actuellement plus que préoccupant. Actualités Pharmacie vous avait déjà sensibilisé à cette problématique au courant de l’année dernière, à la veille d’une table ronde réunissant tous les acteurs concernés par la qualité du médicament et la lutte contre le trafic de faux médicaments en Afrique de l’Ouest.

Afin de bien comprendre la menace des contrefaçons de médicaments, l’OMS précise un certain nombre de points clés qu’il est important de prendre en compte :

  • Les contrefaçons sont des médicaments délibérément et frauduleusement étiquetés pour tromper sur leur identité et/ou sur leur origine.
  • L’utilisation de ces médicaments peut entraîner des échecs thérapeutiques, voire la mort.
  • La confiance du public dans les systèmes de soins peut diminuer à la suite de l’utilisation ou de la détection de médicaments faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits.
  • La contrefaçon peut concerner les médicaments de marque déposée comme les produits génériques.
  • Il y a eu des contrefaçons pour toutes les sortes de médicaments, qu’ils soient destinées à traiter des maladies potentiellement mortelles ou qu’il s’agisse de versions génériques peu coûteuses d’analgésiques ou d’antihistaminiques.
  • On trouve dans les médicaments faux ou contrefaits des produits avec les principes actifs corrects, erronés, sans principes actifs, à des doses trop faibles ou trop fortes, ou sous des conditionnements falsifiés.

Cette aide mémoire nous fait comprendre le risque encouru par ces faux-médicaments et l’implication d’internet dans l’étendu de cette menace. En effet, l’ampleur du problème est difficile à préciser, tant les sources d’informations sont complexes.

Voici un tableau récapitulant quelques exemples de contrefaçons qui ont pu, parfois trop tard, être décelées :

Cependant, selon l’OMS, « le problème de la contrefaçon est le plus aigu dans les régions où les systèmes de réglementation pharmaceutique et de contrôle de son application sont les plus faibles. Dans la plupart des pays industrialisés doté de systèmes réglementaires et de contrôles du marché efficaces (c’est-à-dire l’Australie, le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis d’Amérique et la plupart des pays européens), son incidence est extrêmement faible, moins de 1% de la valeur du marché selon les estimations des pays concernés ».

L’OMS s’efforce ainsi de promouvoir une règlementation pharmaceutique adaptée dans les pays ou régions nécessiteux, en contribuant sensiblement à la prévention et à la détection des contrefaçons.

Source : OMS

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