Leem, lutte contre les contrefaçons et faux médicaments

Le Leem s’efforce de lutter contre les contrefaçons et les faux médicaments, particulièrement par une sensibilisation de tout un chacun. Pour développer cette mise en garde le Leem a publié un dossier « La contrefaçon, comment la repérer ? », compilant plusieurs vidéos explicatives et interviews de spécialistes (douane, gendarmerie, etc.), répondant à 3 problématiques :

  • Comprendre la contrefaçon
  • Reconnaître le faux médicament
  • Combattre la contrefaçon

Comprendre la contrefaçon

Tel que l’OMS l’a précisé dans son factsheet n°275, les risques liés aux contrefaçons de médicaments sont particulièrement importants dans les pays en voie de développement, même dans les officines. Les pays industrialisés sont-ils vraiment protégés du fléau ?

Christophe Zimmermann, de l’organisation mondiale des douanes, et Philippe Lacoste, Vice-président de l’UNIFAB, nous donnent tout d’abord des éléments nous permettant de comprendre la contrefaçon :

  • Une contrefaçon est toujours liée à la notion de propriété intellectuelle (contrefaçon de marque, contrefaçon de modèle et viol de brevets)
  • Un faux médicament est lié à une norme technique du médicament tel que le respect des produits actifs

Au niveau de la directive européenne, on parle plus particulièrement de médicaments falsifiés qui sont caractérisés par une fausse représentation de l’identité, de la source et de l’historique, précise Caroline Atlani, Sanofi. Elle précise également que la contrefaçon est un phénomène mondiale inégale qui représente un danger pour la population et un frein pour l’innovation.

La marché du médicament de contrefaçon concerne aujourd’hui 10 % du marché mondial, soit 45 milliards de dollars. 1 médicament sur 10 acheté dans le monde est faux.

Séverine Kupfer, conseiller juridique en propriété intellectuelle, nous précise les pays les plus touchés : l’Afrique subsaharienne, les pays d’Amérique du sud et les pays de la région du Mekong (Laos, Cambodge, Thaïlande, Vietnam), où l’on trouve plus de 30% de faux médicament sur le marché.

Ces spécialistes tiennent à nous sensibiliser sur l’importance de l’implication d’internet dans le développement de cette menace grandissante sur l’ensemble du globe et pour chacun d’entre nous. Selon l’OMS, il y aurait une chance sur deux de tomber sur un faux médicament sur internet.

Ce qui nous protège en France de ce problème de contrefaçon est notre bonne couverture sociale, ainsi qu’un contrôle tout le long de la chaîne du médicament.

Reconnaître le faux médicament

Combattre la contrefaçon

Quels sont les différentes solutions qui peuvent être envisagées pour combattre la contrefaçon ?

Les propositions énoncés sont :

  • L’implication de chacun d’entre nous dans la lutte contre les trafics qui se trouve être lucratif ; ceci peut être fait en diminuant la consommation de médicaments contrefaits particulièrement par une diminution de l’utilisation d’internet, ainsi que par la dénonciation de sites frauduleux,
  • L’éducation des consommateurs à l’ensemble des problématiques,
  • Le réajustement des sanctions qui ne semblent actuellement pas être adaptées,
  • Le contrôle des flux de matières premières et plus spécifiquement des substances actives, par un maintien du monopole pharmaceutique,
  • Le développement d’une lutte au niveau international au même titre que l’ampleur des trafics ; cette lutte n’est actuellement réalisée qu’à travers la convention Médicrime (Convention internationale du Conseil de l’Europe),
  • Le développement d’une lutte contre les ventes en ligne,

Pour le Leem :

« La collaboration des entreprises du médicament, des instances internationales et des forces de l’ordre est un gage de réussite dans la lute contre ce phénomène.

En France, la meilleure protection pour la santé public reste le monopole pharmaceutique dévolue au pharmacien, mais il revient à chacun de bien veiller à acheter ces médicaments de manière responsable, notamment en évitant internet. »

Source : Leem (web'doc), Leem (infographie), Leem (article)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *