Le Gemme dénonce un trop fort taux de mention « non substituable » sur les ordonnance

Le Gemme, fortement désappointé par les baisses du taux de substitution, publie une étude BVA réalisée du 19 au 30 mars 2012 sur 200 médecins généralistes, selon laquelle ces derniers utiliseraient la mention « non substituable » pour 22% de leurs prescriptions en moyenne, valeur qui seraient encore plus importante pour les médecins de plus de 55 ans possédant une grande patientèle.

Pour ces raisons, cette association de 12 professionnels du médicament générique (Arrow, Biogaran, Cristers, EG Labo, H2 Pharma, Médis, Ranbaxy, Sandoz, Substipharm, Teva Laboratoires, Zentiva et Zydus) dénonce ce fonctionnement. En effet, le taux de substitution était de 76% fin 2008 et il s’est retrouvé à moins de 68% au mois de mars dernier.

D’après le Gemme, en 2011, « l’usage abusif et non justifié de la mention « Non substituable » aura couté près de 180 million d’euros à l’Assurance Maladie et 80 millions d’euros supplémentaires à l’Assurance Maladie Complémentaire ».

Face à cette situation, le Gemme demande que « des mesures efficaces, rapides et justes » soient prises, dont le lancement d’une campagne de communication pour « affirmer la qualité des médicaments génériques face aux rumeurs négatives diffusées en permanence », demande qui avait déjà été faites les derniers mois par le Gemme et l’Académie de pharmacie. Cette dernière avait également publiée, le 7 mai dernier, un Avis et Recommandations (lié le pdf), qu’elle adressait au malade, aux pouvoirs publics, aux fabricants, aux médecins et aux pharmaciens.

En réponse à l’association Gemme, la CNAMTS a dévoilée au cours de sa présentation, les résultats de son étude. D’après elle, moins de 5% des prescriptions comporteraient la mention « NS », en s’appuyant sur une étude de l’assurance maladie.

Le directeur général de l’Uncam explique cette différence par l’utilisation de méthodes différentes : « Notre étude, menée dans 100 caisses primaires d’assurance maladie, porte sur l’analyse scientifique de 12 000 ordonnances délivrées sur presque tout le territoire par 8 200 pharmacies, argumente-t-il, ce n’est donc pas comparable avec l’enquête du Gemme basée sur les seules déclarations de 200 médecins ».

D’autre part, l’Assurance maladie présente également le taux de mention « non substituable » par région ; La Basse-Normandie, le Languedoc-Roussillon, l’Alsace, la Lorraine et la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur seraient ainsi de mauvais élèves, contrairement aux régions Centre, Bretagne et Pays-de-Loire sur lesquelles elles devraient prendre exemple.

Cependant, quelques soient les chiffres de mention « non substituable », il serait inapproprié de ne pas considérer la difficulté que les pharmaciens ont faces à l’insistement permanent de la part des patients, visiblement mal et trop peu informés. Les médecins subiraient également cette attitude face aux génériques, bien que certains d’entre eux, pousseraient les patients eux même à se révolter.

Source : Communiqués de presse du Gemme (pdf)

2 commentaires au sujet de “Le Gemme dénonce un trop fort taux de mention « non substituable » sur les ordonnance

  1. Je peux vous dire pour en avoir été malade plus d’un mois à cause d’un générique (prouvé) que je suis totalement contre ceux qui osent prétendre que ce médoc est identique aux princeps… Je ne les traiterai pas de menteur… trop peur d’être poursuivis hi hi hi… bref je serais curieux de savoir si Hollande prend des génériques… dans le privé… il dira oui mais comment croire un politique… socialiste de surcroit.

    • Bonsoir Naumann,
      Qu’est ce qui a été prouvé ? Que les excipients du générique ont causé votre mauvaise réaction ou que c’est la cause de la molécule active ? N’est-ce pas tout « simplement » une réaction indésirable ?

      En attente de vous relire.

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