Antidépresseur et vigilance routière

L’Ansm a publié mercredi dernier un communiqué recommandant une vigilance particulière lors de l’initiation ou de la modification d’un traitement antidépresseur concernant le risque majoré d’accident de la route.

Comme l’ensemble des médicaments perturbant la concentration des patient-consommateurs, la notification des troubles de la concentration est faite par 3 niveaux de sévérités, eux mêmes caractérisés par 3 pictogrammes ; voir ci-dessous :

Cette recommandation a été faite suite à la publication d’un nouveau volet de l’étude CESIR-A dans Journal of Clinical Psychiatry. Comme vous l’aurez compris, cette étude vise à évaluer l’impact de la consommation de médicaments sur le risque d’accident de la route. Celle-ci a ainsi mis en lumière le risque majoré en période d’initiation ou de changement d’un traitement antidépresseur, durant lesquelles les patients sont particulièrement vulnérable.

Cette étude, portent déjà sur plus de 70 000 conducteurs, chacun impliqué dans un accident survenu entre 2005 et 2008, a également permis d’estimer à près de 3 % la proportion d’accidents attribuables à une consommation de médicaments.

Ces travaux, coordonnés par l’équipe Inserm « Prévention et Prise en Charge des Traumatismes », s’inscrivent dans le cadre des activités de surveillance, d’évaluation et d’information sur les risques liés à l’utilisation de produits de santé de l’ANSM.

Cet observatoire épidémiologique de grande envergure est le fruit d’une collaboration entre les principaux acteurs institutionnels concernés : l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), l’Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm), la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) et l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR).

Source : Ansm

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